Les Châteaux

 

1. Le château St Antoine.

 

 

Le château aurait été bâti en 1186.

La partie la plus ancienne se situerait du côté du pigeonnier.

 

Vers 1560, un prince de Croÿ bâtit ou agrandit le château, sans doute la tour et la partie du côté de l'église.

D'après une note de Mr Commant, un "de Scorrion" aurait abattu la partie ancienne en 1774. Il aurait exhaussé la tour et ajouté une boule (tombée en 1918 et remise en 1927). 

Les dépendances seraient de cette époque. Il bâtit une grange en 1793 ( abattue après 1930). A l'époque, le Seigneur était alors un fermier. Une poutre sous le plancher à l'étage des dépendances porte la date de 1779. Les travaux auraient duré 12 ans. Dans la tour, une date: 1797.

Sans doute, on y plaça une horloge qui sonnait les heures à une cloche à l'extérieur.

L'escalier et la terrasse date de 1928.

D'après les anciens, il y aurait eu un pont-levis et le château était entouré d'eau.

A  l'origine, le parc était plus petit, il était entouré de la drève "de Maulde". Il s'est agrandi des terres de la ferme du château (Spirlet) lorsque Messire Alfred de la Croix les hérita des " de Vertegans".

 

Propriété des premiers seigneurs de Molembaix, dès 1359 des "de Lannoy", dès la fin du 16e siècle des "de Croÿ", dès la fin du 18e des "deScorrion".

 

En 1833, il est acheté par Mr Alfred de la Croix qui habitait le château du Mont-St-Aubert derrière la Croix Jubaru et qui avait hérité en 1830 des "de Vertegans" de Lille la ferme du château (Spirlet). Il y mourut en 1855.

 

Lui succéda une de ses filles, Marie qui décéda en 1925.

Son héritière fut sa nièce, Marie Gillès de Pelichy (fille d'une autre d'Alfred mariée au baron Joseph Gillès de Pélichy qui habita finalement le château de la Bruyère).

 

Avant la Révolution française, le domaine du Marquis de Molembaix comprenait: les fermes et censes seigneuriales du Grand Fresnoy, du Buquet, de la Courte. Sont venus s'y joindre la ferme d'Ecavée, achetée aux "de Maulde" en 1870 (?) ainsi  que celle d'Alfred Delcroix.

Le château St Antoine fait actuellement la fierté de notre patrimoine

  

  

          

2. Le château de la Bruyère    démoli en 1935.

La cense de la Bruyère était un fief dépendant de la seigneurie de Germinies. Le premier propriétaire connu fut Nicolas Meurisse, seigneur de Moucheau.

En 1603, il obtint du seigneur de Molembaix l'autorisation de redresser le rieu qui passait le long de la cense entourée d'eau et de planter 2 rangées d'arbres le long de la route de Tournai à Celles à condition de passer chaque année à Noël deux chapons de rente seigneuriale.

Une drève menait du pavé à la cense et une autre que les vieux ont encore connue de la cense vers le petit Clairieux jusqu'au pont.

En 1657, il vendit la cense à Jean du Quesne. Le fermier était alors Florent Cantraine.

La cense comprenait alors: 1) une cense, chambres, grange, étable, fournil, pigeonnier, jardin, vivier, rieu, des terres de 12 bonniers relevant de la seigneurie de Germinies  2) 6 bonniers relevant de la seigneurie de Molembaix.

En 1713, Philippe du Quesne, fils du précédent, vend une partie du domaine: la cense et 12 bonniers à Pierre Laho du mont-St-Aubert ( terres situées entre le chemin du Clipet, le chemin de Bruille, Watpret et le Haut-nid).

En 1753, son fils Pierre-François Laho marié à Marie-Joseph Herrier vend son bien à Emmanuel de Cambry, écuyer, seigneur de Quelon, habitant à Celles.

En 1781, ce dernier donne en bail:

- à Pierre-François Delmée 16 quartiers pour 9 ans

- à Emmanuel Romant, une maison, chambre, moitié de la grange, 5 quartiers pour 3,6,9 ans.

- à Marie-Joseph Robert, veuve de Jean-Baptiste Herrier 1 1/2 quartier pour 99 ans où elle bâtit la ferme du Petit-Clairieux ainsi que 1 1/2 bonnier, 5 quartiers pour 9 ans.

- à Dame de Cambry de Quelon la maison de plaisance, jardin, étang, coin de prairie et drève.

 

En 1791, son épouse, Thérèse Magdelaine, Françoise, Joseph van de Kerchove qui habite Tournai donne à bail pour 99 ans le château à Messire Léonard de Hollain, écuyer, seigneur de Moucheau.

 

En 1792, cette dame décède et on vend ses biens. Messire de Hollain achète le château et quelques terres ( la fernière du Grand-Clairieux en achète d'autres ainsi que Marie d'Ayalasa).

 

En 1802, Messire de Hollain se retire à Helchin et donne son bien en bail pour 9 ans à Charles Despretz de Froyennes.

 

En 1809, il vend le château à Lefevre, mondo, Isebecque et Dubuisson.

 

En 1812, ceux-ci le vendent à Dame Constance Joséphine de Cambry, épouse de Messire Felix, François, Joseph de Formanoir, bourgmestre de Celles, demeurant à Cazerie.

 

Habita le château une de leur fille, Léocadie qui avait épousé après une escapade Henri Cousebant d'Alkemade, receveur de l'enregistrement dont elle eut une demi-douzaine d'enfants ( dont le général, ministre de la guerre, né en 1839 et décédé en 1922). Elle était née en 1803 et mourut en 1886. Sa mère Constance est morte à la Bruyère en 1858 âgée de 81 ans. Elle travaillait avec ses ouvriers, habillée pauvrement. Elle avait sa chaise dans le choeur de l'ancienne église et elle fut marraine de la cloche. On signale aussi qu'on y cultivait autrefois le houblon.

 

En 1887, le château est acheté par Alfred de Pélichy (1857-1928 ?). C'était le fils de la fille d'Alferd de la Croix. il s'était marié à Emilie, comtesse de Theux de Meylandt d'Heusden née en 1855, personne généreuse, fille du comte Bathélémy, membre du Congrès National et Ministre d'Etat.

Messire Alfred n'était pas d'abord facile pour les habitants, il malmenait tant ceux qui le saluaient que ceux qui l'ignoraient.

Ils eurent cinq enfants:  1) Aline, devenue Mme de Meester, 2) Marie, l'héritière du château St-Antoine, 3) Louise, religieuse, 4) Marthe, devenue Baronne Gericke d'Herwijnen et  5) Ludovic.

 

Le château fut vendu en 1934 et démoli en 1935.

 

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